Contribution des Jeunes Populaires de la Nièvre à la Convention sur la Culture
Mercredi 25 janvier 2006 se tiendra, à Paris (Théâtre du Palais Royal), la convention pour un projet populaire basée sur la Culture. Les Jeunes Populaires de la Nièvre y apporteront leur contribution.
« Les moments les plus forts de l’histoire de la France ont toujours correspondu à des périodes de fort soutien public à la création artistique et notre place dans le monde est indissociable de notre rayonnement culturel. La création en 1959 d’un ministère des affaires culturelles témoigne de cette ambition française d’être à la pointe des arts, à laquelle s’ajoute le projet généreux de rendre la culture accessible à tous. »
Nous devons reconnaître à la gauche sa forte implication et sa réussite dans la vulgarisation et la démocratisation de la culture, pour une majorité de français. Mais aujourd’hui, la politique culturelle lancée par la gauche et peu changée par la droite ne correspond plus aux attentes de nos concitoyens. Dans un département comme la Nièvre, où l’histoire a fait des ravages, les associations à caractère social et culturel se sont grandement développées, pensant ainsi sauver le lien social. Force est de constater que le bilan espéré n’est pas glorieux et que les associations nivernaises, au nombre de 203 (voir détail ci-dessous*), n’inspirent plus au partage collectif et amical de leurs activités.
En effet, aujourd’hui les jeunes ne se retrouvent plus dans les démarches des associations culturelles à fonctionnement complexe et soumises à l’obligation de résultat. Dans le monde musical, les écoles nationales de musique (ENM) sont dépendantes des municipalités et du ministère de la culture, et ont par conséquent des obligations de résultats se répercutant sur les élèves. Les élèves de ces écoles de musique sont poussés à faire de la musique leur métier, malgré leur volonté. Le fait que différent cursus existe n’est qu’escarbille car plus les ENM ont de musiciens diplômés (diplômes internes reconnus par le ministère de la culture) plus les subventions sont importantes. Par conséquent, les élèves n’ont pas de réelle alternative et ne se retrouve pas dans les programmes de ces écoles nationales, certes excellent pour qui veux devenir professionnel. Mais ce n’est pas le dessein de tous, et la pratique va à l’encontre de la volonté des jeunes et de leur choix de pratiquer la musique pour leur plaisir. Le plaisir seul peut faire aimer la culture et reconstruire le lien social. Les Jeunes Populaires de la Nièvre proposent donc une autre méthode de subvention des écoles et associations culturelles, basées sur le nombre d’inscrits, tous cursus confondus. Les associations ne doivent plus avoir l’obligation de résultat qu’elle connaissent actuellement, tout du moins pas aussi prononcé, afin de ne pas amoindrir le niveau de leur prestation mais afin de consolider le lien social. Les Jeunes Populaires de la Nièvre souhaiteraient soulever une injustice financière. En effet, les associations ne pratiquent pas les mêmes tarifs entre les membres résidant leur commune et les « extérieurs ». Le montant des cotisations varie du simple au double. Cette injustice pénalise d’une part les habitants des communes périurbaines et d’autre part les associations elle-même. La différence de tarif pratiquée est directement liée à la participation financière du ministère de la culture et de la commune accueillant la dite association. La culture doit être accessible à tous, dans les même conditions, sans dissociation géographique au sein d’un même département ou d’une même région. Les Jeunes Populaires suggèrent donc de supprimer cet écart de prix injustifié aux yeux des membres des associations, et d’aider les personnes les plus démunies à avoir accès à la culture. Les aides peuvent être financières (billetterie « gratuite » ou à prix réduit pour les plus démunis), aide au déplacement pour se rendre dans les salles de spectacle. Il n’est pas pensable que des Français ne puissent avoir accès à la culture pour des raisons de transport.
Toujours lié à la géographie, les informations sur les événements culturels ne sont pas relayés de la même façon dans les villes que dans les zones rurales. Très souvent, l’information est à peine accessible dans ces dernières. Cette injustice est une fois de plus insensée dans notre société. L’accent doit être mis sur la publication et la transmission des informations. Elle doit être faite de la même façon, avec la même intensité, dans toutes les zones géographique.
La culture française, reconnue et enviée dans de nombreux pays, est sans aucun doute l’un des points les plus fort de la France, mais le système en place montre aujourd’hui ses faiblesses. Faiblesses notamment en terme de rapprochement des liens sociaux. Il faut donc repenser un nouveau système où tous les Français seront informés de la même façon des événements culturels et où ils auront accès, dans les mêmes conditions, à ces événement. La culture est la richesse de chacun d’entre nous et par conséquent la France doit se soucier de quelle manière et pourquoi les Français adhérent aux association, mais surtout, la France doit se soucier des personnes les plus démunies et leur faciliter l’accès à la culture.
* Détail des association nivernaises :4 associations liées à l’environnement, 7 associations religieuses, 8 associations de consommateurs, 9 associations de loisir, 10 associations dites « divers », 46 associations culturelles, 51 associations sportives et 66 associations à caractère social)
rdj58
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vendredi 20 janvier 2006 à 11:40 | #11
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Le mardi 24 janvier 2006 à 20:21, par serge :: email :: site :: #
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