19h00 : Arrivée à Coulanges lès Nevers, salle Jean Macé, de Mme Jeannette BOUGRAB. Conduisant elle même sa Twingo, elle avait quitté la capitale vers 16h un jour de départ en vacances.

19h30 : Les premiers militants arrivent, notamment pour aider aux derniers préparatifs (installation des chaises, mise en place du buffet, vérification du vidéo projecteur et du son). La presse, à son tour, fait son entrée (RCF, Radio Nevers puis le Journal du Centre).

19h45 : La conférence de presse commence, Jeannette est accaparée par les journalistes qui la questionnent tout d’abord sur ses activités au sein de l’UMP (secrétaire nationale en charge des nouvelles adhésions, membre de la PPE et membre du haut conseil à l’intégration). Concernant les nouvelles adhésions, elle signale que l’UMP a été le précurseur de l’adhésion en ligne (internet), tant critiqué par le PS qui aujourd’hui fait de même. (petit rappel : adhésion UMP de 10 à 25 €, cotisations au PS : 40 € mini + département).

Puis l’actualité du CPE prend le dessus, mais rien de plus n’est ajouté, tout a déjà été dit ou écrit. Il faut maintenant attendre les interventions du Président de la République et du Premier Ministre lundi qui, suite aux propositions des présidents de groupes UMP de l’Assemblée Nationale et du Sénat doivent prendre des décisions afin de sortir de la crise qui dure depuis déjà deux mois. Au préalable, les présidents des groupes ont rencontré tous les partenaires sociaux pour écouter leurs propositions.

20h10 : Début de la soirée sur le thème « Les Jeunes face à l’Emploi » Plus de 50 personnes ont répondu à l’invitation de Charles LESIRE, responsable des Jeunes UMP de la Nièvre, qui ouvre cette soirée par un bref mais pertinent discours, rappelant notamment l’actualité et le CPE tant contesté. D’entrée, Charles LESIRE précise qu’aujourd’hui, avec les modifications envisagées, le CPE aurait été un contrat en OR pour un jeune : 12 mois de consolidation, un licenciement motivé et tous les autres avantages présentés dans ce contrat. Le CPE aurait été une véritable première chance pour la jeunesse.

Mais comme à son habitude, la gauche est de mauvaise fois, les présidentielles étant son seul objectif. D’ailleurs, n’avait-elle pas annoncé vendredi qu’il était « urgent d’attendre » ?

La transition est toute faite. Pour les Jeunes Populaires de la Nièvre, il est urgent de réagir et de trouver des solutions pour lutter contre le chômage des jeunes, notamment dans la nièvre.

Après avoir remercier les personnes qui l’ont aidé à l’organisation et à la préparation de cette soirée, Charles LESIRE remercie chaleureusement participants et intervenants qu’il présente :

Nicolas MANTION (responsable de magasin à Nevers), Pierre DUCHAMP (ancien chef d’établissement technique et professionnel), Bruno BURGUN (responsable des fédérations professionnelles de la Nièvre) et notre invité d’honneur, Jeannette BOUGRAB (maître de conférence à la Sorbonne, une proche de Sarko…) nous ont fait part de leur propre expérience.

Nous avons tout d’abord visionné un film réalisé par l’UMP, traitant de l’économie et les raisons de l’échec de la croissance et donc de l’emploi en France (comme dans la Nièvre). Les conclusions de ce film sont : - un code du travail trop protecteur de l’emploi et non du salarié - pas suffisamment d’investissement dans le supérieur (de la part des entreprises et de l’état) - trop d’aides de la part des collectivités (cela ne favorise pas à vouloir travailler) - trop de charges aux employeurs - l’économie française de la France n’est pas depuis 25 ans une économie de croissance.

La parole est donnée aux intervenants.

Nicolas MANTION, responsable de magasin à Nevers, témoigne de son parcours professionnel et de la difficulté de trouver un premier « véritable » emploi. Il précise qu’il faut beaucoup de persévérance et qu’il faut savoir ce que l’on veut. L’Ecole prépare à des diplômes mais surtout, l’Ecole est en décalage avec la réalité du marché de l’emploi. Diplômé, il est nécessaire d’actualiser ses prétentions et de les mettre en concordance avec l’offre, tant sur le point des compétences que sur celui des salaires. Pour le responsable de magasin, le code du travail est trop complexe. Nicolas MANTION conclut en nous expliquant que lors du recrutement de ses salariés, le travail doit avant tout apparaître comme un plaisir.

Pierre DUCHAMP, ancien chef d’établissement scolaire, revient sur les rôles de l’Education. S’il est vrai que dans la globalité l’école forme correctement, elle n’informe pas et ne prépare que trop peu au marché de l’emploi ou à la vie en entreprise. Pire encore, elle discrimine les filières professionnelles et manuelles. « Si tu ne travailles pas, tu iras au LEP ». Contrairement à ce que nous pouvons entendre depuis de très nombreuses années, les métiers manuels sont des métiers nobles. Aujourd’hui en France, il manque beaucoup de personnes dans ces corps de métiers (bâtiment, restauration, artisanat), la faute aux 80% de bacheliers tant souhaités par Lionel JOSPIN, alors Ministre de l’Education Nationale. Pour Pierre DUCHAMP, il faut donc redorer le blason des filières professionnelles. « Cela prendra certainement du temps car il faut changer les mentalités. »

Bruno BURGUN, des fédérations professionnelles de la Nièvre, a fait sensation à travers un brillant discours sur la culture de l’emploi, la vision du patronat par les parents et les enfants. Il semble indispensable qu’il y ait une connexion entre le travail, le salarié, l’enseignement et le code du travail. Bruno BURGUN souhaite promouvoir la culture de la performance, du mérite et de l’emploi. « La richesse et la croissance de notre pays passent par les emplois créés dans le secteur privé et non dans la fonction publique. » Les PME-PMI sont une force méconnue qu’il faut valoriser. Face aux résultats des structures de recherche d’emploi, Bruno BURGUN insiste sur une évaluation et une modernisation indispensables de ces structures.

Jeannette BOUGRAB, membre du bureau national de l’UMP, nous a présenté un outil efficace permettant de pallier aux problèmes d’orientation : les plateformes de vocation. Elle insiste sur une véritable réforme l’enseignement supérieur, cruciale, car il faut plus de moyen (les américains dépensent jusqu’à six fois plus d’argent par étudiant que la France). Entre autre, il faut développer le dialogue et le partenariat entre les universités et les entreprises. Jeannet BOUGRAB précise que les entreprises françaises doivent faire des efforts pour recruter les jeunes et les former, mais les salariés doivent comprendre qu’il leur sera nécessaire d’accepter un travail même si leur diplôme ne correspond pas à l’emploi qu’ils auraient pu obtenir. En Angleterre un diplômé en sociologie peut se voir proposer un emploi dans la banque. En France… Selon Jeannette BOUGRAB, une simplification législative du droit du travail est souhaitable (contrat unique ???). Il faut travailler en harmonie avec tous les pays européens (traité Maastricht avec le respect des 3% du PIB…, penser des contrats semblables à ceux de nos voisins et partenaires européens).

Les exposés furent d’une grande richesse et plein de vérité. Bien loin des discours philosophiques sur le travail, l’emploi ou la formation, nos quatre intervenants se sont attachés à dresser un tableau réaliste mais sans concession, critique mais juste, où tout le monde a su écouter l’autre. Un vrai bon moment de démocratie.

22h00 : Le débat autour du CPE (compréhension, éclaircissement) est relancé. Le point fort à retenir restera le témoignage d’un directeur des ressources humaines qui indique, suite à son expérience, qu’on ne licencie pas un employé qui travaille bien. Dans la crise actuelle le rôle du MEDEF a été abordé. Un problème de communication est sûrement à l’origine des critiques, le manque de pédagogie également.

La question des aides a été posée. Pourquoi travailler lorsque, mère de trois enfants dont deux jumeaux, il est possible de percevoir, allocations diverses et RMI plus de 3000 € par mois ? Le travail est trop souvent moins rémunérateur que les aides territoriales. Ceci n’est pas tolérable, où est la justice sociale ?

Il faut trouver des solutions pour aider les jeunes à s’orienter, à retrouver un emploi (maison de l’emploi, plate-forme de vocation, évaluations des outils et structures de recherche d’emploi), rapprocher les entreprises de l’enseignement, le plus tôt possible…

Le temps passe si vite quant on est passionnant et passionné. En maître de cérémonie irréprochable Charles LESIRE nous ramène aux réalités. Après l’esprit, il convient de s’occuper des corps, et il nous invite à partager un buffet bien garni.

23h00 : Le débat se poursuit autour du buffet. La soirée est très avancée mais les conversations demeurent toujours aussi riches. Jeannette BOUGRAB promet de revenir dans la Nièvre et de rendre compte aux instances de l’UMP du dynamisme et de la volonté des militants de la Nièvre. Petit à petit, les militants quittent la salle de réunion regrettant parfois de ne pas avoir pensé à aborder tout les sujets mais content d’avoir participé à cette première convention des Jeunes Populaires de la Nièvre. Jeannette BOUGRAB est repartie samedi après-midi, enchantée de son séjour à Nevers. Nous lui adressons de nouveau tous nos remerciements.

Nous avons tous pris sur notre temps personnel, sur le temps consacré à notre famille pour participer à cette réunion. Bien au delà du témoignage de sympathie que nous avons adressé par notre présence à Charles LESIRE, nous avons voulu montrer que la droite nivernaise n’est pas résignée à laisser la gauche conduire la Nièvre dans l’impasse, le chômage ou l’assistanat.