Le Parlement européen n'acceptera pas que la Commission européenne, dans son rapport très attendu sur l'état des négociations d'adhésion de la Turquie à l'Union européenne, lui livre un "conte pour enfants". En outre, le 26 septembre 2006, Jacques Toubon, Député européen UMP (PPE-DE, F) et Vice-Président de la Commission parlementaire UE/Turquie demande au Conseil des Ministres de l'Union, donc aux Gouvernements des Etats membres, de ne plus entreprendre d'élargissement sans institutions ni finances réformées.

Les députés européens ne voulaient pas voter contre le rapport Eurlings, qui constitue le document le plus ferme et le plus critique sur la réalité des relations entre la Turquie et l'Europe que le Parlement n’ait jamais adopté. Le rapport est en effet particulièrement clair sur Chypre, sur la capacité d'intégration de l'Union européenne et sur la nécessité pour la Turquie de reconnaître le génocide arménien.

Mais, les députés ne pouvaient pas non plus voter pour, car à la suite du vote d'amendements présentés en commun par les Socialistes, les Verts et les Libéraux, la reconnaissance du génocide arménien n'est plus considérée comme condition préalable à l'adhésion (ce que le Parlement européen a cependant déjà voté le 28 septembre 2005). Pour les Jeunes Populaires, il est impensable que le génocide arménien ne soit pas reconnu par la Turquie. L’Histoire nous porte connaissance de cet acte de barbarie et l’Europe, riche de cultures, ne peut avoir plusieurs Histoires.

Les Jeunes Populaires de la Nièvre soutiennent les Parlementaires UMP français et CDU/CSU allemands du Groupe PPE-DE dans leur volonté de faire de la Turquie un état partenaire privilégié et non un état membre de l’Union. Aujourd’hui 27 membres, nous souhaitons de ne plus entreprendre d'élargissement sans institutions ni finances réformées.