« Les agriculteurs veulent vivre de leur travail, ils ne veulent pas être fonctionnarisés et ne veulent pas être seulement des jardiniers de la France » a-t-il lancé aux représentants du monde agricole lors d'une visite d'une ferme expérimentale de la chambre d'agriculture à Saint-Goazec.

Il a dénoncé le dispositif d'aides financières au sein de la Politique agricole commune de l'Union européenne, « qui fait que moins on produit, plus les subventions augmentent ». « Les subventions humilient, conduisent à de la paperasserie et donnent l'impression que l'on est des assistés » a-t-il insisté.

« Les agriculteurs sont des producteurs, des entrepreneurs, des chefs d'entreprise … » a-t-il poursuivi. Et de s’engager « avec nos partenaires européens » à « poser la question des prix » à l’avenir.

Adressant un « message de confiance » aux agriculteurs, il a assuré qu'il existait des perspectives pour l'agriculture citant notamment « l'accroissement de la population mondiale», source « de nouveaux marchés immenses ».

« L'agriculture va se trouver avantagée par l'augmentation du prix du baril de pétrole » a-t-il expliqué promettant d'encourager la diversification des ressources et de rendre « rentable l'exploitation des carburants verts ».

Après avoir déjeuné avec des entrepreneurs à Quimper, Nicolas Sarkozy s'est rendu au lycée horticole de Plomelin, près de Quimper, un des piliers du « pôle d'excellence rurale du bio-végétal ». Puis lors d’une rencontre avec les pêcheurs sur le port du Guilvinec, il a souhaité que ces derniers soient associés « à la gestion de la ressource » et appelé à les « aider à moderniser leur flottille ».