La vie dans les quartiers
L’opération nationale 48 heures chrono qui s’est déroulée les 25 et 26 novembre dernier nous a permis à tous de nous retrouver, de débattre ensemble des questions de discrimination et d’identité, avec Khalid Hamdani, notre ancien secrétaire départemental, expert en la matière.
Les vidéos trottoirs ont été très appréciées, tant par les jeunes des quartiers qui ont témoigné, que par les personnes présentes samedi soir. Les témoignages ont mis en évidence le laxisme de la gauche et la politique sociale de saupoudrage des associations mise en place par la mairie de Nevers. Le communautarisme naît de l’immobilisme et du dénigrement, et on ne bâtira rien sur l’immobilisme, le mensonge et les promesses. Si ces élus préfèrent distribuer des prestations plutôt que de construire vers l’emploi, ce n’est pas qu’ils ne peuvent pas faire autrement, c’est qu’ils l’ont choisi !
Notre ami Khalid a rappelé que la discrimination est un acte illégal qui frappe avant tout des gens compétents. La discrimination est une atteinte aux fondements même de la République. A compétence égale, une personne handicapée à quinze fois moins de chance de trouver un emploi. La HALDE (Haute Autorité de Lutte contre les Discrimination et pour l’Egalité) a recensé 18 critères de discrimination (prénom, sexe, religion, origine géographique et sociale,…).
Mais nos citoyens doutent sur la compétence des hommes et des femmes politiques à restaurer l’Etat de Droit, à faire respecter toutes les valeurs de la République. Là est l’enjeu politique.
Dans un pays où le libéralisme économique est la règle, comme l’Angleterre, la Suède ou l’Irlande pour ne citer que ceux-ci, la concurrence impose une sélection « normale » en fonction des compétences, et uniquement en fonction des compétences de chaque individu, afin, lors d’un recrutement par exemple, de sélectionner le meilleur postulant, quelque soit sa situation familiale, ses origines ou ses croyances. C’est seulement après avoir opéré cette sélection que nous pouvons traiter la question sociale. Ce procédé s’appelle l’égalité des chances.
Mais cette égalité des chances, qui entraîne la diversité, ne peut fonctionner que si et seulement si nous avons un socle de valeurs partagées. C’est pourquoi, en complément de l’éducation donnée par les parents, l’école doit assurer l’enseignement des matières fondamentales comme le français, l’histoire, la géographie et le civisme, afin de garantir une culture personnelle et collective.
Après un débat de qualité, vingt-trois des participants à la réunion se sont restaurés à La Porte du Croux, dont des responsables de l’UDF avec qui nous avons beaucoup échangé et un représentant du parti libéral allemand.
rdj58
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lundi 18 décembre 2006 à 17:06 | #57
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