Nicolas Sarkozy est extrêmement préoccupé par les mouvements spéculatifs. Qui peut tolérer qu'un hedge fund achète une entreprise grâce à des emprunts, licencie 25% des salariés pour les rembourser et la revende par appartements ? Pas nous. Dans cette économie là, il n'y a aucune création de richesses. L'éthique du capitalisme, c'est que celui qui crée de la richesse gagne de l'argent et que celui qui crée beaucoup de richesses gagne beaucoup d'argent. C'est normal. En revanche, la spéculation n'est pas normale. Le capitalisme ne survivra pas sans le respect d'un minimum de règles éthiques. La zone euro doit être à l'avant-garde de cette réflexion.

Nicolas Sarkozy, aussitôt élu président de la République, demandera au ministre des Finances de porter, au niveau européen, une proposition de moralisation et de sécurisation du capitalisme financier. A cet égard, la taxation des mouvements spéculatifs est une idée qui paraît intéressante si elle est portée au niveau européen. Nicolas Sarkozy veut faire de la France un pays qui récompense la création de richesses, mais qui sait aussi frapper les prédateurs.