Rendre aux chasseurs leur dignité
Comme l’écologie, la chasse a trop souffert des idéologies. Les chasseurs ont connu les Gouvernements du « mercredi sans chasse » et les Gouvernements du dédain et de l’ignorance, au mieux de la condescendance. Nicolas Sarkozy ne fuira pas les problèmes et aura le courage de relever le défi de la biodiversité.
Il est temps de rappeler certaines réalités.
Première réalité : la politique écologique doit d’abord s’intéresser à nos modes de vie, à notre urbanisme, à nos modes de production.
Deuxième réalité : Les chasseurs ont une vraie connaissance des espèces et des milieux. Ils ont été les premiers à s’intéresser à la préservation des habitats.
Troisième réalité : la droite a un bilan positif. Elle a allégé les timbres et redevances. Elle a ouvert les possibilités de chasse grâce aux permis temporaires ou aux chasses accompagnées. Elle a abrogé le « mercredi sans chasse ». Nous avons réglé le contentieux avec Bruxelles qui menaçait la chasse aux gibiers d’eau.
Nous ne comptons pas nous arrêter là. Voici nos ambitions pour ces prochaines années :
Tout d’abord, il n’est pas question de réformer une nouvelle fois l’organisation française de la chasse car nous tenons à notre chasse qui rassemble au-delà des conditions sociales.
Ensuite il ne faut pas confondre politique rurale et politique de biodiversité. Nous souhaitons engager une politique de la biodiversité autour de deux priorités :
- préserver la biodiversité d’exception notamment ultramarine,
- recréer une biodiversité quotidienne avec le souci de repeupler nos campagnes de lièvres, de lapins, de perdrix ou encore de cailles.
A l’évidence une telle politique doit prioritairement se concentrer sur la préservation des espaces où cette faune se développe. Il faudra dans ce cadre accélérer la réorientation déjà amorcée avec la nouvelle PAC. Nous souhaitons créer un Ministère du développement durable dont les priorités seront la lutte contre le changement climatique, la préservation de la biodiversité et la santé environnementale.
Pour autant, il est temps de comprendre que si la chasse dépend de la politique de biodiversité, elle ne détermine pas seule la biodiversité. La chasse est d’abord un enjeu de politique rurale.
La limite à l’activité de la chasse est de ne pas porter atteinte à la survie des espèces. C’est à l’écologie scientifique de fixer cette limite. La politique de la chasse est d’abord une politique d’entretien et de gestion des espaces. Une gestion scientifique notamment des espèces migratrices doit intégrer les études de l’Observatoire de la faune sauvage.
Enfin, les polices de l’environnement et de la chasse doivent être réordonnées. Toutes les polices, toutes les structures de contrôle seront regroupées au sein d’un seul et même ministère de la Sécurité. Sur le terrain, le préfet sera là pour veiller au respect de la loi et de la police de la chasse.
Nicolas Sarkozy ne fuira pas les problèmes et aura le courage de relever le défi de la biodiversité. Le président de l’UMP et candidat à l’élection présidentielle peut compter sur les Jeunes Populaires de la Nièvre pour rendre aux chasseurs leur dignité car la chasse est nécessaire à l’équilibre écologique.
rdj58
| Dans la Nièvre
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dimanche 25 février 2007 à 14:16 | #78
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