Extrait d'une lettre adressée à Nicolas Sarkozy, Président de l'UMP et candidat à l'élection présidentielle 2007.

"Ce projet a été révélé par le Journal du Centre le 12 août 2006. L’investisseur n’est autre que Monsieur Henin, mondialement connu pour ses malversations financières (Crédit Lyonnais, Executive Life,…). Ce projet de mine, soi-disant porteur de 400 emplois (et 1000 pour la construction du site) est vivement défendu par la gauche, les communistes et la CGT en tête. Monsieur Charmant, Président PS du Conseil Général, Monsieur Christian Paul, Député PS de la 3ème circonscription, ont pris le train en marche, à l’approche des échéances électorales…Il faut savoir que ce gisement de charbon est connu depuis plus de 30 ans, mais la médiocre qualité du minerais ne le rend«ait» pas rentable. Au-delà de création d’emploi, dont la Nièvre a cruellement besoin, il est de notre devoir de nous préoccuper de l’intérêt d’un tel projet, et notamment de ses conséquences sur l’environnement, l’économie et la santé.

En exploitant le charbon, la France ne respecterait ni le traité de Kyoto ni la charte européenne de l’environnement. Il faut également prendre conscience que le gisement se situe au niveau de la mer : à 200 mètre sous terre et sur une superficie de 350 hectares, ce qui représente 700 millions de mètres cube de déchets (gravats) qu’il faudra entreposer (où ?). En étant au niveau de la mer, cela signifie que la carrière sera régulièrement inondée, l’eau souillée devra être pompée et rejetée, mais où ? Une rivière sera détournée, le charbon devra être lavé. Son extraction dégagera du souffre et de sa combustion, si toutefois elle se faisait sur le même site, émaneraient du CO2 et du mercure…fortement cancérigènes. Notons que le transport de charbon est très délicat à cause des poussières, donc déconseillé.

Comme vous le constatez, dans ce court résumé, ce projet est complexe, porteur d’emplois certes, mais à quel prix ? Une exploitation propre de charbon n’existe pas, pas plus qu’une guerre sans victime. Monsieur Lepeltier, Maire UMP de Bourges, ancien Ministre de l’environnement, et Madame Olin, actuelle Ministre de l’Environnement, s’opposent à ce projet, au moment même où la Bourgogne est promue pôle d’excellence nucléaire, et où la France prévoie de renouveler son parc nucléaire, notamment avec les nouvelles centrales EPR. Avec nos conseillers nationaux jeunes, nous nous prononçons contre ce projet de mine, qui nous apparaît, à l’évidence, comme un projet électoraliste et non comme un projet d’avenir pour de la Nièvre."



Extrait de l’intervention de Charles LESIRE, Responsable des Jeunes à l’UMP de la Nièvre, le 23 septembre 2006 avec Roselyne Bachelot.

« Sur concertation des conseillers nationaux jeunes, les Jeunes Populaires s’interrogent sur la faisabilité d’un tel projet. Nous nous demandons si une mine de charbon, accouplée à une centrale électrique fournissant un pour cent de l’électricité nationale est bien utile sur notre territoire. La création d’emploi qu’engendrerait ce projet est lui primordial pour le développement de notre département, mais pas dans les conditions dégradantes pour l’environnement et les habitants vivant sur le site et ceux qui resteront proche de la mine. Les Jeunes Populaires de la Nièvre, soucieux de l’environnement et du développement du département travaillent, depuis l’été, sur un plan emploi permettant l’implantation de nouvelles entreprises et le développement d’études courtes, professionnelles et valorisantes pour garder un peu de jeunesse dans un département vieillissant. »