Ségolène Royal et François Bayrou, ou le retour aux combinaisons politiques
Ségolène Royal et François Bayrou sont les candidats du retour aux combinaisons politiques. Retour aux combinaisons politiques pour la candidate socialiste avec ses allers-retours permanents. On l’a vu hier encore sur la question des Institutions... François Bayrou joue le fin stratège, mais ridicule, un coût à droite un coup à gauche, faut bien séduire. L'élection à la Présidentielle n'est pas un jeu de séduction car être Président de la France c'est avant tout de lourdes responsabilités et le devoir de travailler pour la France et non pour soi-même.
Devant les élus socialistes, Ségolène Royal s’est exprimé sur un sujet qu'elle avait quasiment abandonné depuis un certain nombre de semaines, et pour lequel elle envoie maintenant un geste à la nouvelle garde à travers Arnaud Montebourg, et sa proposition de créer une VIème République. L’UMP est choquée par le pas de deux et le double langage permanent de la candidate socialiste sur ses propositions et sur ses soutiens. Tantôt, elle met en avant les uns, tantôt elle met en avant les autres. Tantôt, elle est dans l’autonomie par rapport aux éléphants du PS. Tantôt, elle demande aux éléphants de voler à son secours. Sur sa proposition de créer une VIème République, l’UMP s’inquiète des risques des expériences hasardeuses proposées par Ségolène Royal qui conduiraient à modifier considérablement nos Institutions alors que les problèmes de fond ne sont pas là. Car à l’inverse de Nicolas Sarkozy, la candidate socialiste oublie d’évoquer les réformes de fond.
Retour aux combinaisons politiques pour le candidat de l’UDF qui ne nous a toujours pas expliqué quelle serait sa stratégie s’il est qualifié pour le second tour de l’élection présidentielle. François Bayrou se réserve des marges de manœuvre en fonction de ce qu’il imagine être son futur adversaire. Face à Nicolas Sarkozy ou à Ségolène Royal, sa stratégie sera radicalement différente. Aujourd’hui, il reste dans le flou volontairement. Un flou politicien et tactique quand il dit « si je suis opposé à la gauche, je ferais un programme de droite », « si je suis opposé à la droite, je ferais un programme de gauche ».
rdj58
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mardi 20 mars 2007 à 21:43 | #101
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