TABAC
Santé
«Il y a 150 000 personnes qui meurent chaque année du cancer. Toutes les familles sont touchées par ce fléau abominable, ce crabe de l’intérieur, qui génère tant de souffrances et tant de drames. On n’attrape pas le cancer que par la cigarette, mais on l’attrape par la cigarette et pire, non seulement le fumeur l’attrape, le risque d’avoir un cancer est multiplié par dix quand on fume, mais de plus monsieur, celui qui ne fume pas, mais qui est à côté d’un fumeur peut l’attraper, ça ce n’est pas la liberté. Moi, je suis pour que vous ayez plus de libertés, mais pas la liberté de vous tuer et pas la liberté de tuer les autres, donc c’est parfaitement clair. D’ailleurs regardez quand on prend l’avion, il y a quelques années tout le monde fumait dans l’avion, maintenant c’est interdit, qui penserait à revenir sur cette interdiction ? Alors si je veux être tout à fait honnête et le plus précis possible, je m’interroge, je ne suis pas sûr, mais je m’interroge si dans les départements ruraux, où il reste un café tabac, un lieu de convivialité, est-ce qu’on peut appliquer strictement la même règle ? Cela n’enlève rien au fait que je suis pour l’interdiction ».
Source : J’ai une question à poser (5/02/07)

TÉLÉCHARGEMENT
Internet
« La loi affirme que le droit d’auteur et les droits voisins doivent être respectés dans le monde numérique. C’est le socle essentiel à toute création et je reste opposé à une licence dite « globale » qui revient à spolier les créateurs à l’heure où l’essentiel de la distribution des œuvres bascule sur l’Internet. Grâce à cette affirmation, des offres légales apparaissent aujourd’hui sous de multiples formes, y compris le P2P autorisé par les ayant-droits et c’est la véritable solution au problème du téléchargement illégal. En matière de sanctions, j’ai toujours plaidé pour un régime proportionné : le bilan de son application, prévu par la loi, sera réalisé fin 2007, et il faudra agir en fonction de ses conclusions. L’interopérabilité est un objectif essentiel car elle détermine les usages autorisés des œuvres acquises. Je souhaite qu’elle devienne une priorité stratégique industrielle européenne ».
Source : interview au magazine Internautes Micro (mars 2007)

TRAITE SIMPLIFIE
Europe
Les dispositions à faire figurer en priorité dans le traité simplifié
1/ la mise en place d’une Présidence stable du Conseil européen pour donner à l’Europe un visage et une voix et favoriser des actions de plus long terme, avec un meilleur suivi
2/ la création d’un Ministre européen des Affaires étrangères ; ainsi, sur la convocation du Président du Conseil européen, ou du Ministre des Affaires étrangères de l’Union, lors de chaque crise internationale, les Européens se parleront entre Européens avant de parler à d’autres. Ils se prononceront sur un projet de position européenne avant de prendre parti sur les suggestions des autres. (…) Le Ministre des Affaires étrangères européen, placé sous le contrôle politique des gouvernements, pourra de même coordonner de manière efficace nos moyens diplomatiques, budgétaires et, le cas échéant, militaires
3/ l’extension du domaine de la majorité qualifiée, notamment en matière judiciaire et pénale et d'immigration
4/ l’extension du domaine de la codécision qui augmente le rôle du Parlement européen dont l’accord devient indispensable pour le vote des « lois européennes »
5/ les règles relatives aux modalités de la majorité qualifiée, principalement la règle de la double majorité (55% des Etats membres représentant au moins 65% de la population de l’UE)
6/ la clause passerelle qui permet aux Etats membres de décider à l’unanimité de faire passer une matière soumise à la règle de l’unanimité sous le régime de la majorité qualifiée
7/ le mécanisme d’alerte précoce, qui permet aux parlements nationaux de s’assurer que l’Union n’excède pas son champ de compétences
8/ le droit d’initiative citoyenne, qui donne la possibilité à un million de citoyens de demander à la Commission de faire des propositions dans tel ou tel domaine ».
Source : conférence de presse sur les relations internationales (28/02/07)

TRAVAIL
Emploi
« La priorité des priorités est de revaloriser le travail. La crise morale française porte un nom : c'est la crise du travail. C’est lui qui est créateur d’emplois, et pas le partage du travail. Le travail crée le travail. Il faut donc récompenser le travail, créer de l’activité, favoriser la croissance. Et ce sont les réformes qui feront la croissance, pas les économies budgétaires. Notre premier grand problème est celui du pouvoir d’achat. Pourquoi avons-nous, depuis quinze ans, un taux de croissance inférieur de 1% à celui des meilleurs des pays libres ? Parce que les salaires sont trop bas, les charges trop lourdes, la pression fiscale trop élevée. Les 35 heures ont servi de prétexte à la rigueur salariale et creusé le déficit de l’Etat. 17 des 22 milliards d’allègements de charges servent à les payer ».
Source : Interview au journal Le Monde du 23 janvier 2007

Emploi/social
« Je veux augmenter les revenus du travail et faire du travail la voie de la réinsertion »
Source : discours Nantes (15/03/07)

TURQUIE
Europe
« Je veux une Europe qui ait une existence politique, et qui ait une identité, et par conséquent une Europe qui ait des frontières. Je veux une Europe où tous les pays du monde, fussent-ils démocratiques, n’aient pas vocation à entrer. La Turquie, qui n’est pas un pays européen, n’a pas sa place à l'intérieur de l'Union Européenne. L'Europe sans frontière c'est la mort de la grande idée de l'Europe politique. L'Europe sans frontière c'est le risque de la voir condamner à devenir une sous-région de l'ONU. Je ne l'accepte pas.
Source : discours Strasbourg (21/02/07)

U

UNIVERSITES Enseignement supérieur
« La cinquième puissance industrielle du monde ne peut pas rester avec des universités aussi peu soutenues, aussi ingouvernables, aussi peu autonomes. S’il doit y avoir un chantier présidentiel, c’est celui de l’enseignement supérieur, c’est celui de la création de campus de niveau européen dans chaque région française et de quelques campus nationaux de retentissement mondial. Avant la fin de cette année, nous aurons proposé aux universités volontaires un statut d’autonomie leur permettant d’organiser librement leurs filières d’enseignement, de recruter leurs élèves et de recruter leurs enseignants, de les payer comme elles l’entendent, d’utiliser leur patrimoine, de signer des partenariats. Je veux que nos universités puissent se battre avec les mêmes armes que leurs concurrentes étrangères pour figurer dans le peloton de tête des établissements d’enseignements supérieurs
Source : discours Nantes (15/03/07)

UNIVERSITES DES METIERS
Emploi/Jeunesse
« Nous créerons des universités des métiers, c’est-à-dire des établissements d’excellence dans des secteurs plus manuels ou plus techniques, mais qui jouent aussi un rôle déterminant dans notre économie : par exemple, le jeu vidéo, les métiers d’art, la gastronomie, la construction navale, le film d’animation et beaucoup d’autres domaines encore. Parce qu’il n’y a pas de raison que certaines filières professionnelles ou technologiques n’aient pas, elles aussi, des « grandes écoles » dans leur domaine ».
Source : Interview Le Monde de l'Industie (janvier 2007)

USINES Emploi
«J’ai visité beaucoup d’usines, rencontré beaucoup d’ouvriers. Dans les usines on parle peu. Il y a beaucoup de pudeur chez les ouvriers. Il y a une culture ouvrière, une façon d’être des ouvriers, un rapport particulier des ouvriers à la vie et au travail. Je ne veux pas que cette culture ouvrière se perde. Je ne veux pas d’une France sans usine. Si les usines partaient, le reste partirait aussi. Les services aux entreprises partiraient. Le marketing, la finance, la recherche appliquée partiraient ».
Source : discours Cormeilles-en-Parisis (06/03/07)

V

VITICULTURE
« Les producteurs de vin pourront faire de la publicité pour le vin. Le vin n'est pas une drogue »
Source : Visite au salon de l'Agriculture (09/03/07)

« Il faut que vous, les viticulteurs vous, vous organisiez et vous, vous rassembliez plus fortement, parce que la création de valeur elle est trop prise par la grande distribution par rapport aux viticulteurs. Deuxièmement, je veux qu’on arrête avec des importations de vins qui ne correspondent pas aux critères de qualité qu’on vous oblige à respecter et vous voyez ce dont, à quoi je fais allusion. Et troisièmement, je veux qu’il y ait une vraie campagne sur le vin qui est un produit du terroir et qu’on ne doit pas culpabiliser. Je ne peux pas vous imposer une règle qu’on n’impose à aucun autre en Europe ».
Source : J’ai une question à vous poser (5/02/07)

Z

ZEP
Education
« Je propose de diviser par deux le nombre d’élèves dans les ZEP et de créer des internats de réussite éducative dans toutes les villes afin de permettre aux enfants défavorisés de bénéficier des meilleures conditions de travail pour réussir ».
Source : interview dans La Croix (13/03/07)