Pour un New Deal écologique et économique
Le discours prononcé par Nicolas SARKOZY devant l’Assemblée Générale des Nations Unies fera date.
Il s’agit, en effet, d’une intervention qui rompt avec l’approche précautionneuse et convenue qui a trop souvent, dans le passé, marqué les prises de position publiques de notre pays dans les enceintes internationales.
Cinq mots clés peuvent résumer le discours présidentiel : volontarisme, solidarité, éthique, universalité, culture du résultat
Volontarisme : on peut changer le monde si on le souhaite. Il n’existe aucune fatalité du statu quo. En d’autres termes, il n’y a pas de limite à ce que la volonté peut accomplir.
Solidarité : ce n’est qu’à l’échelle mondiale, tous ensemble, que l’on parviendra à résoudre les problèmes de la planète et que l’on mettra un terme aux conflits et aux injustices. L’ONU, pour sa part, ne doit pas être une machine à mesurer l’impuissance des Etats mais, à l’inverse, l’instrument d’une renaissance de la conscience humaine. Cyrano de BERGERAC disait : « ne pas monter bien haut, peut être, mais tout seul ». Nicolas SARKOZY pense, lui, exactement le contraire : ce n’est qu’en unissant nos efforts que nous « monterons haut ».
Ethique : il n’y a pas de symétrie morale entre tous les régimes. La France est prête à parler aux uns et aux autres, mais à la condition que cette « ouverture » ne consiste jamais à légitimer l’iniquité ou l’oppression. On peut s’ouvrir au monde tout en appartenant à un camp : celui de la France sera toujours - n’en déplaise aux « faux réalistes » - celui de la démocratie, des droits de l’homme et de la liberté. Le discours de Nicolas SARKOZY, c’est le contraire de l’esprit de Munich !
Universalité : la France a toujours cherché à être plus grande pour les hommes que pour elle-même. Elle a toujours défendu quelque chose de plus que son propre confort (comme les Etats-Unis, d’ailleurs). C’est dans ces valeurs universelles qu’elle puise son énergie et son courage.
Culture du résultat : comme il le fait en politique intérieure, Nicolas SARKOZY rappelle aux Etats du monde que la rhétorique généreuse n’est d’aucune utilité si elle ne s’adosse à des résultats tangibles au service de notre village planétaire – toutes races, cultures et religions confondues. C’est un « nouvel ordre mondial du XXIème siècle » que notre Président appelle urgemment de ses vœux.
Un Chef d’Etat qui désigne sans frilosité les injustices par leur nom ; qui ne ménage personne mais ne blesse personne ; et qui fait de la scène internationale le lieu où nous pouvons, les uns et les autres, exprimer ce que nous avons de meilleur : il y avait longtemps que l’on attendait des mots comme ceux-là.
rdj58
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mercredi 26 septembre 2007 à 10:13 | #150
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