Aujourd’hui, dans la Nièvre, il est aberrant de constater qu’un vétérinaire est joignable et se déplace à toute heure du jour et de la nuit, y compris les week-ends, alors qu’il relève de l’exploit de joindre un médecin. Il y a quelque chose d'inconcevable dans l’organisation du corps médical, à croire que la santé des animaux est plus importante que celle de l’Homme. Mais peut-être devrions-nous nous faire soigner par les vétérinaires ?

Aussi est-il urgent d’agir. En matière de démographie médicale, il faut au minimum s'inspirer des négociations entre l'assurance-maladie et les infirmières, ces dernières ayant accepté de ne pas s'installer dans les zones où les professionnels sont trop nombreux. Mais en cas d’échec des négociations, peut-être serait-il souhaitable de fixer des quotas d’installation comme c’est aujourd’hui le cas pour les pharmaciens.
Je suis également favorable à la création de bourses à l’installation pour les médecins nouvellement diplômé et qui s’engageraient pour une période de cinq ans à débuter leur exercice professionnel dans une zone désignée comme déficitaire.

De plus, il faut améliorer l’accès aux soins des personnes isolées avec la création de « permanences santé » par canton en incitant les médecins à y ouvrir des cabinets secondaires. Enfin, il serait souhaitable de généraliser l’acquisition des systèmes d’alarme à disposition des personnes âgées (soliphone, téléalarme) à toutes les personnes résidant seule et/ou en zone déficitaire.

Nos concitoyens attendent une répartition plus harmonieuse et plus efficiente des professionnels de santé sur l’ensemble du territoire. Cette exigence, nous l’avons entendu. Cette exigence, nous devons la satisfaire.