C'était le cas dans la ville de Cergy, dès 1918. Le village qui est à l'origine de la ville nouvelle, est bâti autour de l'église Saint-Christophe, où était célébrée cette messe, en présence du Maire et des anciens combattants.

Or, en 2002, une paroissienne interpella le curé du lieu, sur le fait que les "poilus" n'étaient pas tous catholiques. Pourquoi ne pas tenir compte des personnes des autres religions qui avaient combattu pour la France ?

Lors du 11 novembre 2003, le curé, en accord avec le maire, a invité les responsables religieux juifs, musulmans et réformés, à commémorer l'Armistice avec lui.

La cérémonie interreligieuse se déroule tous les ans depuis cette première commémoration de 2003, dans le même esprit de fraternité entre religions, permettant que s'établissent des liens d'amitié.

Cette pratique n'est pas encore très répandue : les mairies suivent en principe la coutume locale et les curés hésitent à choquer leurs fidèles.
Pour ces raisons, il est nécessaire qu'une demande émane de paroissiens, de simples citoyens, pour avoir des chances d'être prise en considération par les autorités civiles et religieuses.
Les responsables religieux autres que catholiques sont heureux de voir enfin reconnue leur place dans le sacrifice national et leur rôle dans la victoire.
Ils viennent représenter non pas des religions, mais des personnes de diverses religions et de divers pays qui ont donné leur vie pour la France. Ils représentent aussi les familles endeuillées qui ont payé chèrement les conséquences de la guerre.