Nous jouons notre rôle d’opposant dès lors que nous avons le sentiment que l’argent des Bourguignons est mal employé. Nous dénonçons une gestion laxiste qui entraîne une explosion des dépenses et une augmentation sans précédent des impôts.

Les dépenses inconsidérées de la majorité actuelle mettent en évidence son manque d’ambition. Quel programme a-t-elle défini pour notre région ? Quel projet porteur a-t-elle adopté dans les pôles de compétitivité ? Quelle initiative régionale a-t-elle proposée pour développer le fret ferroviaire ? Quels grands équipements a-telle décidés ?

Elle a surtout encouragé la multiplication des sollicitations, accru ses compétences, augmenté le nombre de ses fonctionnaires, étendu ses locaux administratifs. Ce faisant, elle a méconnu le rôle essentiel du conseil régional qui est de dessiner l’avenir de la région, fixer les voies de son développement. Le recours à la démocratie participative cache le renoncement à toute ambition.

François Patriat s’est rendu à La Rochelle pour participer à l’université d’été du Parti socialiste et il a déclaré : « Les Régions sont sollicitées au-delà de leurs compétences ». Non ! Ce sont les régions – et au premier chef d’entre elles la Bourgogne – qui sont responsables de leurs engagements ! Elles ont mis en œuvre des politiques qui ne relèvent pas de leurs compétences. François Patriat a déclaré, comme un avertissement: « les Régions vont finir par se recentrer sur leurs compétences propres ». Chiche ! Nous ne demandons pas autre chose. La loi a confié aux Conseils régionaux des compétences : il serait bon qu’ils s’y tiennent.

Comme il serait bon que les élus Bourguignons adhèrent au principe essentiel qui a toujours été le mien : dépenser moins mais dépenser mieux.

Jean-Pierre SOISSON