En effet, M. le Maire de Nevers avait comme dessein d’aménager le site Colbert avec l’implantation de surfaces commerciales dans les locaux de l’ancien hôpital, ce qui permettrait de redonner un peu de vie au centre ville de Nevers. Comme je l’ai déjà exprimé, cette idée est louable si l’aménagement du site prend en compte la sécurisation de son accès (notamment rue Charles Roy), mais aussi la création d’une centaine de logement étudiants, nécessaire au développement de nos écoles post-bac, principalement de l’ISAT.

Fait nouveau, M. Boulaud craint pour la fréquentation du centre-ville, lui qui, il y a peu, restait de marbre devant les difficultés des commerçants. Mais y-a-t-il réellement rivalité ? Le projet de St-Eloi présente une concurrence directe avec les centres commerciaux de la périphérie de la ville de Nevers. Le centre-ville avec une galerie marchande et une grande surface restera toujours plus attrayant qu’un centre commercial en dehors de Nevers, tout du moins si des efforts sont portés sur l’accessibilité et le stationnement.

Dans tous les cas, l’urbanisme commercial est soumis aux lois Royer, Doubin, Sapin et Raffarin. L’ADN et la ville de Nevers ne détiennent pas seule le monopole du développement économique, fort heureusement, aussi les villes n’appartenant pas à l’ADN sont en droit de se développer et d’obtenir des structures répondant aux besoins des Nivernais.