En 2007, la maternité de Clamecy avait procédé à 214 accouchements, alors que la norme exigée est d'au moins 300 naissances par an. Sa disparition va contraindre les mères à accoucher à Auxerre (50 km), Nevers (79 km) ou Cosne-sur-Loire (56 km).

Selon le ministère de la Santé, "les insuffisances de couverture médicale et paramédicale", le "faible nombre d'accouchements", ainsi que "le taux de césariennes supérieur à la moyenne nationale", sont des "indicateurs défavorables de qualité", motivant la décision de fermer l'établissement.

En contrepartie de la fermeture, le ministère de la Santé propose notamment dans son courrier l'organisation d'un "centre périnatal de proximité renforcé", "dont le poste médical serait prioritairement proposé au gynécologue exerçant à Clamecy".

"C'est la défaite de l'Etat de ne pas entendre un territoire et de ne pas savoir évaluer la qualité réelle des soins d'une maternité et d'un hôpital", a réagi Christian Paul dans un communiqué de presse. Aux yeux des Jeunes Pop de la Nièvre, c'est aussi et surtout l'échec de la gauche toute entière dans notre département. Une gauche qui n'a pas su développer notre département, attirer des entreprises, garder ses jeunes et assurer le renouvellement de la population.

Si les élus de la Nièvre avaient axé leurs actions sur le développement économiquement de notre département, plus de jeunes couples et jeunes parents se seraient installés et sans doute plus de naissances auraient été données, à Clamecy y compris, ce qui auraient empêché la fermeture de la maternité.

Nous devons impérativement sauver l’emploi nivernais et développer intensément l’enseignement supérieur pour maintenir notre jeunesse dans notre département, en axant nos actions sur l’attraction de nouvelles entreprises, notamment dans les domaines du bois, de la recherche et de l’innovation. Mais ceci ne peu émaner que d’une volonté politique forte de sortir notre département de l’enclavement actuel. Les Jeunes Populaires s’interrogent donc sur la capacité de la gauche à préparer notre territoire dans une action positive.

La gauche est désemparée car elle n’a pas préparé le territoire, car elle ne soucie pas suffisamment de l’avenir de la Nièvre et des nivernais. Leur politique est simple : tant que ça tourne, ça tourne…